Mobilisation Historique : Pourquoi votre santé est en danger (5-14 Janvier 2026)
Le Centre Médical des Aravis (Argonay, Faverges, Rumilly) et Annecy Laser Vision s’associent à la grève nationale illimitée débutant ce 5 janvier 2026. Ce mouvement n’est pas une simple revendication tarifaire, c’est un cri d’alarme pour la survie de la médecine libérale telle que vous la connaissez. Face au Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) 2026, c’est l’avenir de l’accès aux soins en Haute-Savoie qui se joue. Nous ne faisons pas grève contre vous, mais pour vous.
Au-delà des caricatures : La réalité économique de votre santé
1. Le paradoxe des Mutuelles et la stagnation des honoraires
On oppose souvent le coût de la santé au revenu des médecins. Pourtant, regardons les chiffres : alors que les tarifs de la consultation en Secteur 1 n’ont quasiment pas bougé depuis des années malgré l’inflation, vos cotisations de mutuelle, elles, explosent (+8 % en moyenne annoncée). Où va votre argent ? Les frais de gestion des mutuelles engloutissent 20 à 22 % de vos cotisations en frais de marketing et de fonctionnement, contre moins de 4 % pour la Sécurité Sociale. En comparaison européenne, la France décroche. Pour comprendre cet écart de valorisation, nous vous invitons à consulter notre analyse détaillée : 👉 Comprendre l’enjeu : PLFSS 2026 et santé en danger
2. Une asphyxie organisée : ONDAM et fin du dialogue
Le budget de la santé (ONDAM) a été fixé bien en deçà de l’inflation réelle et de l’évolution naturelle des besoins de santé. Ce sous-financement a des conséquences immédiates : les cliniques et les centres de soins vont devoir, pour survivre, sélectionner les actes rentables. L’exemple concret chez nous : Actuellement, des interventions complexes comme la greffe de cornée, réalisée par le Dr Baudin au sein de notre centre, sont maintenues grâce à l’équilibre global de notre activité, bien qu’elles soient réalisées à perte ou à l’équilibre précaire (pour notre centre et la clinique d’Argonay). Si l’étau budgétaire se resserre, ces actes d’excellence risquent d’être dépriorisés, voire abandonnés par les structures privées. De plus, avec l’Article 24, le dialogue est rompu : le directeur de la CNAM dispose désormais du dernier mot pour fixer unilatéralement les tarifs, actant la fin des négociations conventionnelles paritaires.
3. La menace sur la proximité (Faverges, Rumilly) et l’accès aux soins
Cette pression économique menace directement notre maillage territorial. Pour limiter les dépenses de fonctionnement et le personnel, la logique comptable voudrait que nous regroupions toute l’activité sur le cabinet principal d’Argonay et que nous fermions nos antennes de Faverges et Rumilly. C’est ce que nous refusons : nous défendons une médecine de proximité, pas une médecine d’usine. Pourtant, si les structures ne sont plus viables, le recentrage sera inévitable.
4. L’injustice du Secteur 3 et la fuite des cerveaux
Le projet de loi introduit une discrimination incompréhensible : demain, les prescriptions (médicaments, infirmiers) d’un médecin français non conventionné (Secteur 3) ne seront plus remboursées à ses patients. Comble de l’absurde : si vous consultez un médecin étranger (en Allemagne ou en Espagne), ses prescriptions seront, elles, prises en charge par la France !. Cette stigmatisation, couplée à la perte de sens du métier, décourage l’installation des jeunes médecins thésés. Nous observons déjà des départs vers la Suisse voisine, où les conditions d’exercice sont plus respectueuses.
5. Non au flicage administratif (DMP)
Enfin, nous nous opposons à l’obligation coercitive liée au Dossier Médical Partagé (DMP). Présenté comme un progrès, il devient une contrainte administrative chronophage visant à « tracer » l’activité des médecins plutôt qu’à soigner. Nous sommes inquiets de la volonté, à terme, d’ouvrir ces données aux organismes complémentaires (mutuelles). De plus, la sûreté de cet outil n’est pas totalement établie et son interopérabilité avec nos logiciels métiers reste hasardeuse, nous transformant en agents de saisie au détriment du temps médical accordé au patient.
Au-delà de la contrainte technique, c’est la confidentialité de vos données qui est en jeu. En donnant un accès croissant aux données de santé aux organismes payeurs, nous craignons la fin du secret médical. Le risque ? Que les organismes complémentaires (mutuelles, assurances) utilisent demain ces données de santé pour moduler vos contrats ou vos garanties. Votre dossier médical doit rester entre vous et vos soignants, pas devenir un outil pour les assureurs.
Refus de la médecine « Low-Cost » et de l’abattage
Nous refusons une médecine où la qualité du soin est sacrifiée sur l’autel de la rentabilité. Les nouvelles contraintes administratives (comme les pénalités liées au DMP ) et le gel des tarifs nous pousseraient à multiplier les actes au détriment du temps d’écoute et d’examen. Au Centre Médical des Aravis, nous investissons massivement dans des technologies de pointe (Lasers, OCT) pour votre vision. Le PLFSS 2026 met en péril notre capacité à maintenir ce niveau d’excellence technique.
"On demande aujourd'hui aux médecins d'assumer toujours plus de responsabilités pénales et vitales, tout en leur retirant, par des décisions administratives unilatérales, les moyens de décider librement de la meilleure stratégie thérapeutique pour leurs patients. Standardiser la décision médicale tout en individualisant la responsabilité crée un risque majeur pour la sécurité des soins."
Ils en parlent mieux que nous
- 📄 Le Figaro (Tribune Dr Marty) : "Je ferme mon cabinet car je refuse de devenir un médecin maltraitant" – Lire l'article
- 👩⚕️ Jeunes Médecins : "Pourquoi la relève médicale est en grève" – Comprendre l'enjeu pour l'avenir
- 🏥 Caducée.net : "Mobilisation historique de tous les syndicats" – Voir l'info
- 📄 Communiqué FNMR : "La médecine libérale ne répond plus" – Lire le communiqué
Soutenez votre système de santé
Cette grève est un dernier recours. Pour que la médecine de qualité reste accessible à tous en Haute-Savoie, nous avons besoin de votre compréhension.

One Reply to “Grève Médecins Janvier 2026 : Pourquoi le Centre Médical des Aravis se mobilise ?”
Guesdon
12 Jan 2026Merci pour votre rappel et sensibilisation